Le Manifeste
La matière ne demande pas la perfection, elle demande une présence. Un millimètre de trop, une brûlure plus profonde, un geste qui s'égare : c'est là que l'objet prend vie. Ici, le compromis n'a pas sa place.
Créer sous le nom de DUNA, c’est refuser la répétition lisse et mécanique. Je transforme la densité organique en structures dépouillées, qui ne répondent à aucune tendance, mais à une nécessité pure : la Présence.
Brûler le bois jusqu’au noir, laisser la flamme sculpter la surface, accepter l'imprévu du geste : ce ne sont pas des techniques, ce sont des positions.
Je ne cherche pas à plaire. Je cherche la justesse. Mes objets sont des ancres de neutralité dans un monde saturé de bruit. Ils sont le prolongement d'une volonté qui refuse le superflu.
Fabriquer, c'est ordonner le chaos. Posséder une pièce DUNA, c’est choisir le silence du réel.